Fiche technique
| Critère | Détail |
|---|---|
| Niveau de difficulté | Facile pour préparer le schéma, réservé à un électricien pour l’exécution |
| Durée | 2 à 4 heures pour établir le schéma d’une maison de 100 m² ; 1 à 3 jours de chantier pour la pose complète |
| Outillage | Mètre, papier millimétré ou logiciel de schéma électrique, symboles normalisés, appareil photo pour documenter le tableau existant |
| Coût matériel seul (fourchettes 2026) | Le schéma en lui-même ne coûte rien si vous le réalisez ; un logiciel dédié va de gratuit à 100 € |
| Coût fourniture + pose par un professionnel (fourchettes 2026) | Ajout d’un circuit dédié 250 à 600 € ; remplacement de tableau 900 à 2 000 € ; rénovation complète 80 à 130 € par m², hors raccordement et hors aides |
| Ce que la réglementation autorise au particulier | Dessiner le schéma, relever l’existant, remplacer à l’identique et hors tension une prise, un interrupteur ou un luminaire |
| Ce qu’elle réserve au professionnel | Le tableau, les circuits neufs, la mise à la terre, le raccordement et l’attestation Consuel |
L’essentiel
Ce guide vous permet d’établir vous-même le schéma électrique de votre maison : lister vos besoins pièce par pièce, relever l’état de votre tableau, et dessiner un plan clair à remettre à un professionnel. La frontière est nette : la conception vous appartient, mais l’exécution — câblage, raccordement au tableau, mise à la terre, attestation Consuel — relève de la NF C 15-100 et d’un électricien qualifié.
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Avant de commencer
Les valeurs à relever
Avant de dessiner quoi que ce soit, munissez-vous de ces informations. Elles conditionnent tout le reste du projet, y compris les devis que vous recevrez.
| Élément à relever | Où le trouver |
|---|---|
| Puissance souscrite (kVA) | Facture d’électricité ou écran du compteur Linky |
| Type et âge du tableau existant | Étiquette sur le tableau, notice d’origine |
| Nombre de rangées et de modules libres | Observation visuelle du tableau, sans l’ouvrir sous tension |
| Présence d’un différentiel 30 mA par circuit | Étiquetage des disjoncteurs dans le tableau |
| Surface et usage de chaque pièce | Plan du logement ou métré sur place |
| Emplacement de la gaine technique de logement (GTL) | Généralement près de l’entrée ou du compteur |
| Besoins futurs (borne de recharge, pompe à chaleur, extension) | Vos projets à 3-5 ans |
Les obligations en deux phrases
Toute installation électrique est encadrée par la NF C 15-100, qui fixe les règles de sécurité et de dimensionnement. Un raccordement neuf, une rénovation totale ou une production solaire exigent une attestation Consuel avant la mise sous tension par Enedis — pour plus de détails sur la remise aux normes, consultez la page mise aux normes électriques.
Outillage, matériel, sécurité
Pour la partie que vous pouvez réaliser vous-même — l’inventaire et le dessin — un mètre, un plan du logement et un tableur ou un logiciel de schéma suffisent. Si vous remplacez à l’identique une prise ou un interrupteur, coupez toujours le circuit au disjoncteur correspondant et vérifiez l’absence de tension avant de toucher aux fils : c’est la seule intervention sur l’installation qu’un particulier peut légalement effectuer.
Étape par étape
1. Faire l’inventaire des besoins, pièce par pièce
Listez pour chaque pièce le nombre de prises, de points lumineux, d’interrupteurs, et les besoins spécifiques : four, plaque de cuisson, lave-linge, VMC, future borne de recharge. Point de contrôle : la NF C 15-100 fixe des minimums de prises et de points lumineux selon le type de pièce ; votre électricien vérifiera la conformité exacte. Erreur fréquente : oublier les usages futurs et devoir tout reprendre deux ans plus tard pour ajouter un circuit.
2. Relever l’état du tableau électrique existant
Observez, sans intervenir, le nombre de rangées, les modules disponibles, la présence d’un différentiel 30 mA par circuit et l’âge général de l’installation. Point de contrôle : un tableau saturé signale qu’il faudra probablement le remplacer avant d’ajouter des circuits. Erreur fréquente : croire qu’il suffit d’ajouter un disjoncteur sans vérifier la capacité globale de la gaine technique de logement (GTL), l’espace normalisé qui regroupe tableau, compteur et arrivée de communication.
3. Vérifier la puissance disponible
Relevez votre puissance souscrite en kVA et estimez la puissance nécessaire pour vos nouveaux usages : pompe à chaleur, borne de recharge, plaque à induction. Point de contrôle : comparez le besoin total estimé à l’abonnement actuel. Erreur fréquente : ajouter une borne ou une pompe à chaleur sans vérifier l’abonnement, ce qui provoque des disjonctions répétées.
4. Dessiner le schéma unifilaire
Représentez le tableau, chaque circuit, la section de câble envisagée et le type de protection, à l’aide des symboles normalisés (interrupteur, prise, point lumineux, circuit spécialisé). Point de contrôle : chaque circuit spécialisé doit être identifié séparément, avec sa propre protection. Erreur fréquente : mélanger éclairage et prises sur un même disjoncteur, ou oublier de faire apparaître la mise à la terre sur le schéma.
5. Faire vérifier et chiffrer le schéma par un électricien
Transmettez votre schéma à plusieurs professionnels pour obtenir des devis comparables ; chacun l’ajustera après visite du logement. Point de contrôle : exigez que chaque devis précise la section des câbles, la marque des différentiels, le nombre de circuits et la prise en charge ou non du Consuel. Erreur fréquente : comparer des devis qui ne couvrent pas les mêmes prestations, l’un incluant le raccordement, l’autre non.
Faites appel à un professionnel si vous devez ajouter, modifier ou raccorder un circuit : la NF C 15-100 encadre toute installation électrique, et le tableau, les circuits neufs, la mise à la terre et le raccordement relèvent exclusivement d’un électricien. Un particulier peut seulement remplacer à l’identique, hors tension, une prise, un interrupteur ou un luminaire existant.
6. Le raccordement, la pose des circuits et la mise à la terre
L’électricien tire les câbles selon les sections prévues, raccorde chaque circuit au tableau, installe les différentiels 30 mA et teste la continuité de la terre. Point de contrôle : demandez à voir le schéma final tel qu’exécuté, qui peut différer légèrement du vôtre selon les contraintes du bâti. Erreur fréquente : accepter une pose sans schéma de récolement, document indispensable p
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